diff --git a/fr_FR.ISO8859-1/books/handbook/users/Makefile b/fr_FR.ISO8859-1/books/handbook/users/Makefile new file mode 100644 index 0000000000..d8842ec7c5 --- /dev/null +++ b/fr_FR.ISO8859-1/books/handbook/users/Makefile @@ -0,0 +1,17 @@ +# +# Build the Handbook with just the content from this chapter. +# +# $FreeBSD$ +# $Id: Makefile,v 1.1 2002-07-31 16:16:10 blackend Exp $ +# Original revision: 1.1 +# + +CHAPTERS= users/chapter.sgml + +VPATH= .. + +MASTERDOC= ${.CURDIR}/../${DOC}.${DOCBOOKSUFFIX} + +DOC_PREFIX?= ${.CURDIR}/../../../.. + +.include "../Makefile" diff --git a/fr_FR.ISO8859-1/books/handbook/users/chapter.sgml b/fr_FR.ISO8859-1/books/handbook/users/chapter.sgml index 628948ec37..fb1919bbc0 100644 --- a/fr_FR.ISO8859-1/books/handbook/users/chapter.sgml +++ b/fr_FR.ISO8859-1/books/handbook/users/chapter.sgml @@ -1,67 +1,1220 @@ - Users and Basic Account Management ** Traduction en Cours ** - + + + + Neil + Blakey-Milner + Contribution de + + + + + + Gestion des comptes et des utilisateurs + &trans.a.fonvieille; + Synopsis - + + FreeBSD permet à de nombreux utilisateurs d'utiliser + l'ordinateur en même temps. Evidemment, seul un de ces + utilisateurs peut être assis devant l'écran et le clavier + à un instant donné + + Bon, à moins que vous ne connectiez de multiples + terminaux, mais nous laisserons cela pour le + . + , mais n'importe quel nombre d'utilisateurs peut ouvrir + une session par l'intermédiaire du réseau pour mener + à bien son + travail. Pour utiliser le système chaque utilisateur doit + posséder un compte. + + Après la lecture de ce chapitre, vous connaîtrez: + + + + Les différences entre les divers comptes utilisateur sur + un système FreeBSD. + + + + Comment ajouter des comptes utilisateur. + + + + Comment supprimer des comptes utilisateur. + + + + Comment modifier les paramètres d'un compte, comme le nom + complet de l'utilisateur, ou l'interpréteur de commandes + préféré. + + + + Comment fixer des limites par compte, pour contrôler les + ressources comme la mémoire et le temps CPU auxquels les + comptes et les groupes de comptes sont autorisés à + accéder. + + + + Comment utiliser les groupes pour rendre la gestion de + comptes plus aisée. + + + + Avant de lire ce chapitre, vous devrez: + + + + Comprendre les fondements d'Unix et de FreeBSD (). + + Introduction - + + Tout accès au système est effectué + par l'intermédiaire de comptes, et tous les processus sont + exécutés par des utilisateurs, la gestion des comptes et des + utilisateurs est capitale sur les systèmes FreeBSD. + + Chaque compte sur un système FreeBSD est associé + avec un certain nombre d'informations utilisé pour + identifier le compte. + + + + “User name” - nom d'utilisateur + + + Le nom d'utilisateur comme il sera tapé à + l'invite login:. Les noms d'utilisateur + doivent être uniques sur le système; vous ne pouvez + pas avoir deux utilisateurs avec le même nom + d'utilisateur. Il y a un certain nombre de règles + pour la création de noms d'utilisateur valides, + documentées dans &man.passwd.5;; vous utiliserez + généralement des noms d'utilisateurs de huit lettres + ou moins et en minuscules. + + + + + “Password” - mot de passe + + + Chaque compte est associé à un mot de passe. + Le mot de passe peut être vide, dans ce cas aucun mot de + passe ne sera requit pour accéder au système. + Ceci est une très mauvaise idée; chaque compte + devrait avoir un mot de passe. + + + + + “User ID (UID)” - identifiant utilisateur + + + L'UID est un nombre compris entre 0 et 65536 utilisé + pour identifier de façon unique un utilisateur sur le + système. Au niveau interne, FreeBSD utilise l'UID pour + identifier les utilisateurs—toute commande qui vous + permet de spécifier un utilisateur convertira le nom + d'utilisateur en son UID avant de le traiter. Cela signifie + que vous pouvez avoir plusieurs comptes avec des noms + d'utilisateurs différents mais le même UID. + En ce qui concerne FreeBSD ces comptes ne sont qu'un seul et + unique utilisateur. Il est peu probable que vous ayez + jamais à faire cela. + + + + + “Group ID (GID)” - identifiant de groupe + + + Le GID est un nombre compris entre 0 et 65536 utilisé + pour identifier de façon unique le groupe principal auquel + appartient l'utilisateur. Les groupes sont un mécanisme + pour contrôler l'accès aux ressources qui est + basé sur le GID de l'utilisateur plutôt que + sur son UID. Un utilisateur peut également + appartenir à plus d'un groupe. + + + + + “Login class” - classe d'utilisateur + + + Les classes d'utilisateur sont une extension du + mécanisme de groupe qui apporte une flexibilité + supplémentaire quand on adapte le système aux + différents utilisateurs. + + + + + “Password change time” - durée de vie d'un + mot de passe + + + Par défaut FreeBSD n'oblige pas les utilisateurs + à changer leur mot de passe régulièrement. + Vous pouvez forcer cela en fonction de l'utilisateur, en + obligeant certains ou tous les utilisateurs à changer + leur mot de passe après qu'une certaine période + de temps se soit écoulée. + + + + + “Account expiry time” - date d'expiration + d'un compte + + + Par défaut FreeBSD ne désactive pas de + comptes après une certaine période. Si vous + créez des comptes qui auront une durée de vie + limitée, par exemple, dans une école où + il existe des comptes pour les étudiants, alors vous + pouvez spécifier la date d'expiration des comptes. + Après la durée d'expiration écoulée + le compte ne pourra plus être utilisé + pour ouvrir de session sur le système, bien que les + répertoires et les fichiers attachés au compte + seront conservés. + + + + + “User's full name” - nom complet d'utilisateur + + + Le nom d'utilisateur identifie uniquement le compte sur + FreeBSD, mais ne reflète pas nécessairement le + nom réel de l'utilisateur. Cette information peut être + associée avec le compte. + + + + + “Home directory” - répertoire + utilisateur + + + Le répertoire utilisateur est le chemin complet + vers un répertoire sur le système dans lequel se + retrouve l'utilisateur quand il ouvre une session sur le + système. Une convention commune est de mettre tous les + répertoires d'utilisateurs sous + /home/username + ou /usr/home/username. + L'utilisateur pourra stocker ses fichiers personnel dans son + répertoire utilisateur et dans tout sous-répertoire + qu'il pourra y créer. + + + + + “User shell” - interpréteur de commandes + de l'utilisateur + + + L'interpréteur de commandes fournit aux utilisateurs + l'environnement par défaut pour communiquer avec le + système. Il existe plusieurs différents types + d'interpréteurs de commandes, et les utilisateurs + expérimentés auront leur préférence, + qui peut se refléter dans le paramétrage + de leur compte. + + + + + Il y a trois principales sortes de comptes: le super-utilisateur, les utilisateurs système, + et les comptes utilisateur. + Le compte super-utilisateur, normalement appelé + root, est utilisé pour gérer le + système + sans aucune limitation de privilèges. Les utilisateurs + système exécutent des services. Et enfin, + les comptes utilisateur sont utilisés par de véritables + utilisateurs, qui ouvrent des sessions, lisent leur courrier + électronique, et ainsi de suite. - The Superuser Account - + Le compte super-utilisateur + + + comptes + super-utilisateur (root) + + Le compte super-utilisateur, habituellement appelé + root, est préconfiguré pour + simplifier l'administration système, et ne devrait pas + être utilisé pour des tâches quotidiennes comme + l'envoi et la réception de courrier électronique, + l'exploration + du système, ou la programmation. + + Cela parce que le super-utilisateur, à la + différence des comptes utilisateurs ordinaires, peut agir sans + aucune limite, et une mauvaise utilisation du compte + super-utilisateur peut être à l'origine de résultats + catastrophiques. On ne peut pas endommager par erreur le système + avec un compte utilisateur, il est donc généralement + préférable d'utiliser des comptes utilisateur ordinaires + chaque fois que c'est possible, à moins d'avoir + particulièrement besoin + de droits supplémentaires. + + Vous devriez toujours vérifier et revérifier + les commandes que vous tapez en tant que super-utilisateur, parce + qu'un espace en trop ou un caractère manquant peuvent signifier la + perte définitive de données. + + Donc, la première chose que vous devriez faire, + après la lecture de ce chapitre, est de vous créer + un compte utilisateur sans privilèges si vous n'en avez pas + déjà. Cela s'applique aussi bien à une machine + multi-utilisateurs qu'à une machine mono-utilisateur. Plus loin + dans ce chapitre, nous expliquerons comment créer de nouveaux + comptes, et comment passer d'un compte utilisateur ordinaire au + compte du super-utilisateur. - + - System Accounts - + Comptes système + + + comptes + système + + Les utilisateurs système sont ceux utilisés pour + exécuter des services comme le DNS, le courrier + électronique, + les serveurs web, et ainsi de suite. La raison de cela est la + sécurité; si tous les services s'exécutaient + avec les droits du super-utilisateur, ils pourrait agir sans + aucune restriction. + + + comptes + daemon + + + comptes + operator + + Des exemples d'utilisateurs système sont + daemon, operator, + bind (pour le serveur de noms de domaine), et + news. Souvent les administrateurs système + créent l'utilisateur httpd pour + exécuter les serveurs web qu'ils installent. + + + comptes + nobody + + nobody est l'utilisateur sans + privilèges générique du système. + Cependant, il est important de garder à l'esprit que plus grand + est le nombre de services utilisant nobody, + plus grand sera le nombre de fichiers et de processus associés + à cet utilisateur, et par conséquent plus grand sera le + nombre de privilèges de cet utilisateur. - User Accounts - + Comptes utilisateur + + + comptes + utilisateur + + Les comptes utilisateur sont le principal moyen pour les + véritables utilisateurs d'accéder au + système, ces comptes isolent l'utilisateur du reste de + l'environnement, empêchant les utilisateurs d'endommager + le système et ou les comptes d'autres utilisateurs, tout en + leur permettant de personnaliser leur environnement sans incidence + pour les autres utilisateurs. + + Chaque personne accédant à votre système + ne devrait posséder que son propre et unique compte. Cela + vous permet de savoir qui fait quoi, empêche un utilisateur de + désorganiser l'environnement d'un autre ou de lire du courrier + électronique qui ne lui est pas destiné, et ainsi de + suite. + + Chaque utilisateur peut configurer son propre environnement en + fonction de ses besoins, pour utiliser d'autres interpréteurs + de commandes, éditeurs, raccourcis de clavier, + et langues. - Modifying Accounts - + Modifier des comptes + + + comptes + modification + + + Il existe une variété de différentes + commandes disponibles dans l'environnement Unix pour manipuler les + comptes utilisateur. Les commandes les plus communes sont + récapitulées ci-dessous, suivis par des exemples + détaillés de leur utilisation. + + + + + + Commande + Résumé + + + + + &man.adduser.8; + L'application en ligne de commande recommandée + pour ajouter de nouveaux utilisateurs. + + + &man.rmuser.8; + L'application en ligne de commande recommandée + pour supprimer des utilisateurs. + + + &man.chpass.1; + Un outil flexible pour modifier les informations de + la base de données utilisateur. + + + &man.passwd.1; + L'outil simple en ligne de commande pour changer les + mots de passe utilisateur. + + + &man.pw.8; + Un puissant et flexible outil pour modifier tous les + aspects des comptes utilisateurs. + + + + + + + <command>adduser</command> + + + compte + création + + + adduser + + + /usr/share/skel + + répertoire de squelettes + &man.adduser.8; est un programme simple pour + ajouter de nouveaux utilisateurs. Il crée les entrées + dans les fichiers système passwd et + group. Il crée également le + répertoire utilisateur pour le nouvel utilisateur, y copie les + fichiers de configuration par défaut (“dotfiles”) + à partir de /usr/share/skel, et peut + éventuellement envoyer à l'utilisateur un courrier + électronique de bienvenue. + + Pour créer le fichier de configuration initial, utilisez + adduser -s -config_create. + + L'option rend &man.adduser.8; + silencieux par défaut. Nous utiliserons + plus tard quand nous voudrons modifier + les valeurs par défaut. + + Ensuite, nous configurons les valeurs par défaut pour + &man.adduser.8;, et créons notre premier + compte utilisateur, puisque l'utilisation du compte + root pour un usage ordinaire est une + mauvaise idée. + + + Configurer <command>adduser</command> + + &prompt.root; adduser -v +Use option ``-silent'' if you don't want to see all warnings and questions. +Check /etc/shells +Check /etc/master.passwd +Check /etc/group +Enter your default shell: csh date no sh tcsh zsh [sh]: zsh +Your default shell is: zsh -> /usr/local/bin/zsh +Enter your default HOME partition: [/home]: +Copy dotfiles from: /usr/share/skel no [/usr/share/skel]: +Send message from file: /etc/adduser.message no +[/etc/adduser.message]: no +Do not send message +Use passwords (y/n) [y]: y + +Write your changes to /etc/adduser.conf? (y/n) [n]: y + +Ok, let's go. +Don't worry about mistakes. I will give you the chance later to correct any input. +Enter username [a-z0-9_-]: jru +Enter full name []: J. Random User +Enter shell csh date no sh tcsh zsh [zsh]: +Enter home directory (full path) [/home/jru]: +Uid [1001]: +Enter login class: default []: +Login group jru [jru]: +Login group is ``jru''. Invite jru into other groups: guest no +[no]: wheel +Enter password []: +Enter password again []: + +Name: jru +Password: **** +Fullname: J. Random User +Uid: 1001 +Gid: 1001 (jru) +Class: +Groups: jru wheel +HOME: /home/jru +Shell: /usr/local/bin/zsh +OK? (y/n) [y]: y +Added user ``jru'' +Copy files from /usr/share/skel to /home/jru +Add another user? (y/n) [y]: n +Goodbye! +&prompt.root; + + + En résumé, nous avons modifié + l'interpréteur de commandes par défaut pour + zsh (un autre interpréteur de + commandes trouvé dans le catalogue des logiciels + portés), et désactivé l'envoi d'un + courrier électronique de bienvenue à la + création d'un compte. Nous avons ensuite enregistré + cette configuration, créé le compte + jru, + et fait en sorte que jru appartienne au + groupe wheel (de sorte qu'il puisse assurer + le rôle de root avec la commande + &man.su.1;). + + + Le mot de passe que vous tapez n'apparaît pas à + l'écran, et il n'y a pas non plus d'astérisques + affichés. Veillez à ne pas vous tromper deux fois de + suite. + + + + Vous pouvez désormais utiliser + &man.adduser.8; sans arguments, et vous n'aurez pas + besoin de modifier les valeurs par défaut. Si le + programme vous demandait de le faire, quittez-le et essayez + l'option . + + + + + <command>rmuser</command> + + rmuser + + comptes + suppression + + + Vous pouvez utiliser &man.rmuser.8; pour + supprimer complètement un utilisateur du système. + &man.rmuser.8; effectue les opérations + suivantes: + + + + Supprime les entrées appartenant à l'utilisateur + de la &man.crontab.1; (s'il y en a). + + + Supprime les tâches &man.at.1; appartenant à + l'utilisateur. + + + Tue tous les processus appartenant à + l'utilisateur. + + + Supprime l'utilisateur du fichier de mots de passe + local. + + + Supprime le répertoire l'utilisateur (s'il lui + appartient). + + + Supprime les courriers électroniques en attente pour + l'utilisateur dans /var/mail. + + + Supprime tous les fichiers temporaires appartenant à + l'utilisateur des zones de stockages temporaires comme + /tmp. + + + Et enfin, supprime l'utilisateur de tous les groupes + auxquels il appartient dans /etc/group. + + + Si un groupe est vide de ce fait et que le nom du + groupe est le même que celui de l'utilisateur, + le groupe est supprimé; c'est la réciproque de la + création par &man.adduser.8; d'un groupe propre + pour chaque utilisateur. + + + + + + &man.rmuser.8; ne peut pas être + employé pour supprimer des comptes super-utilisateur, + car cela entraînerait presque toujours des destructions + massives. + + Par défaut, la commande travaille en mode interactif, pour + garantir que vous soyez sûr de ce que vous + faites. + + + Suppression interactive de compte avec <command>rmuser</command> + + &prompt.root; rmuser jru +Matching password entry: +jru:*:1001:1001::0:0:J. Random User:/home/jru:/usr/local/bin/zsh +Is this the entry you wish to remove? y +Remove user's home directory (/home/jru)? y +Updating password file, updating databases, done. +Updating group file: trusted (removing group jru -- personal group is empty) done. +Removing user's incoming mail file /var/mail/jru: done. +Removing files belonging to jru from /tmp: done. +Removing files belonging to jru from /var/tmp: done. +Removing files belonging to jru from /var/tmp/vi.recover: done. +&prompt.root; + + + + + <command>chpass</command> + + chpass + &man.chpass.1; modifie les informations de la + base de données des utilisateurs comme les mots de passe, + les interpréteurs de commandes, et les informations + personnelles. + + Seuls les administrateurs système, comme le + super-utilisateur, peuvent modifier les informations concernant + les autres utilisateurs et les mots de passe à l'aide de + &man.chpass.1;. + + Utilisé sans options, en dehors du nom facultatif de + l'utilisateur, &man.chpass.1; ouvre un éditeur + affichant les informations de l'utilisateur. Quand + l'utilisateur quitte l'éditeur, la base de données + utilisateur est mise à jour avec les nouvelles + informations. + + + <command>chpass</command> interactif par le super-utilisateur + + #Changing user database information for jru. +Login: jru +Password: * +Uid [#]: 1001 +Gid [# or name]: 1001 +Change [month day year]: +Expire [month day year]: +Class: +Home directory: /home/jru +Shell: /usr/local/bin/zsh +Full Name: J. Random User +Office Location: +Office Phone: +Home Phone: +Other information: + + + Un utilisateur ordinaire ne peut modifier qu'une partie de + ces informations, et seulement celles qui le concernent. + + + <command>chpass</command> interactif par un utilisateur ordinaire + + #Changing user database information for jru. +Shell: /usr/local/bin/zsh +Full Name: J. Random User +Office Location: +Office Phone: +Home Phone: +Other information: + + + + &man.chfn.1; et &man.chsh.1; sont + juste des liens vers &man.chpass.1;, comme le sont + &man.ypchpass.1;, &man.ypchfn.1;, et + &man.ypchsh.1;. NIS est supporté + automatiquement, aussi spécifier yp + avant la commande n'est pas nécessaire. Si cela vous + semble confus, ne vous inquiétez pas, NIS sera + abordé dans le chapitre . + + + + <command>passwd</command> + + passwd + + comptes + modifier le mot de passe + + &man.passwd.1; est la méthode habituelle + pour modifier son mot de passe, ou celui d'un autre utilisateur + si vous êtes le super-utilisateur. + + + Les utilisateurs doivent taper leur mot de passe courant + avant de le modifier, pour éviter qu'une personne non + autorisée ne puisse le faire quand l'utilisateur n'est pas + devant la console. + + + + Modifier votre mot de passe + + &prompt.user; passwd +Changing local password for jru. +Old password: +New password: +Retype new password: +passwd: updating the database... +passwd: done + + + + Modifier le mot de passe d'un autre utilisateur en tant + que super-utilisateur + + &prompt.root; passwd jru +Changing local password for jru. +New password: +Retype new password: +passwd: updating the database... +passwd: done + + + + Comme pour &man.chpass.1;, + &man.yppasswd.1; est juste un lien vers + &man.passwd.1;, donc NIS fonctionnera avec l'une + des deux commandes. + + + + + + <command>pw</command> + pw + + &man.pw.8; est un utilitaire en ligne de commande pour + créer, supprimer, modifier, et lister utilisateurs et groupes. + Il fonctionne comme une interface aux fichiers d'utilisateurs et + de groupe. &man.pw.8; possède un ensemble puissant + d'options qui le rende adapté à une utilisation + dans des procédures, mais les nouveaux utilisateurs + pourront le trouver plus compliqué que les autres + commandes présentées ici. + + + - Limiting Users - + Mettre en place des restrictions pour les utilisateurs + + restrictions pour les utilisateurs + + comptes + restriction + + Si vous exploitez un système multi-utilisateurs, il + y a des chances que vous ne fassiez pas confiance à tous + vos utilisateurs pour ne pas endommager votre système. + FreeBSD fournit un certain nombre de méthodes à + l'administrateur système pour limiter la quantité de + ressources système qu'un utilisateur peut utiliser. + Ces limites sont généralement divisées + en deux parties: les quotas disque, et les autres limites de + ressource. + + quotas + + restrictions pour les utilisateurs + quotas + + quotas disque + Les quotas disque permettent à l'administrateur de + définir l'espace disque maximum alloué à + chaque utilisateur; d'ailleurs, ils fournissent un moyen de + vérifier rapidement l'utilisation du disque par un utilisateur + sans avoir à faire des calculs à chaque fois. + Les quotas sont abordés dans la . + + Les autres limites de ressource comprennent les moyens de + limiter l'utilisation du CPU, de la mémoire, et les autres + ressources qu'un utilisateur peut consommer. Elles sont + définies en employant des classes d'utilisateurs et sont + abordées ici. + + + /etc/login.conf + + Les classes d'utilisateur sont définies dans + /etc/login.conf. La sémantique + précise sort du cadre de cette section, mais est + décrite en détail dans la page de manuel + &man.login.conf.5;. Il est suffisant de dire que chaque + utilisateur est assigné à une classe + (default par défaut), et que chaque classe + dispose d'un ensemble de capacités associées. + La forme utilisée pour ces capacités est une paire + nom=valeur + où nom est un identifiant connu et + valeur est une chaîne arbitraire + dépendante du nom. Paramétrer des classes et des + capacités est plutôt direct et également + décrit dans &man.login.conf.5;. + + Les limites de ressource sont différentes des + capacités standards des classes en deux points. + Premièrement, pour chaque limite, il existe une limite douce + (actuelle) et limite dure. Une limite douce peut être + ajustée par l'utilisateur ou une application, mais jamais + dépasser la limite dure. Cette dernière peut être + abaissée par l'utilisateur, mais jamais augmentée. + Deuxièmement, la plupart des limites de ressource s'appliquent + par processus à un utilisateur spécifique, et non pas + à l'utilisateur dans sa totalité. Notez, cependant, que ces + différences sont exigées par la manipulation + spécifique des + limites, et non pas par l'implémentation du système des + capacités des classes d'utilisateur (i.e., elles ne sont + vraiment pas un cas particulier des + capacités des classes d'utilisateur). + + Sans plus attendre, ci-dessous sont présentés + les limites de ressource les plus souvent utilisées + (le reste, avec les autres capacités des classes + d'utilisateur, peut être trouvé dans + &man.login.conf.5;). + + + + coredumpsize + + + coredumpsize + + restrictions pour les utilisateurs + coredumpsize + + La limite sur la taille du fichier core + généré par un programme est, pour + d'évidentes raisons, subordonnée aux autres limites + sur l'utilisation du disque (e.g., filesize, + ou les quotas de disque). Néanmoins, elle est souvent + employée comme méthode moins + sévère pour contrôler la + consommation d'espace disque: puisque les utilisateurs ne + génèrent pas de fichier core eux-mêmes, + et souvent ne les + suppriment pas, paramétrer cela peut leur éviter + de manquer d'espace disque si un programme important (e.g., + emacs) plante. + + + + + cputime + + + cputime + + restrictions pour les utilisateurs + cputime + + C'est la quantité maximale de temps CPU qu'un + processus d'un utilisateur peut consommer. Les processus + la dépassant seront tués par le noyau. + + + C'est une limite sur le temps + CPU consommé, non sur le pourcentage comme + affiché par certains champs de &man.top.1; et + &man.ps.1;. Une limite sur ce dernier est, au moment de + l'écriture de ces lignes, impossible, et serait + plutôt inutile: un compilateur—probablement + une tâche légitime—peut + aisément utiliser presque 100% du CPU pendant un certain + temps. + + + + + + + filesize + + + filesize + + restrictions pour les utilisateurs + filesize + + C'est la taille maximale du plus gros fichier qu'un utilisateur + peut posséder. Contrairement aux quotas, cette limite ne s'applique + qu'aux fichiers individuellement, et non pas sur l'ensemble + lui-même de tous les fichiers que possède + un utilisateur. + + + + + maxproc + + + maxproc + + restrictions pour les utilisateurs + maxproc + + C'est le nombre maximal de processus que peut exécuter + un utilisateur en même temps. Ceci inclus + les processus de premier plan et de tâche de fond. + Pour d'évidentes raisons, il ne doit pas être plus + grand que les limites du système spécifiées + par la variable sysctl + kern.maxproc. Notez en outre qu'une + valeur trop basse peut gêner la productivité + de l'utilisateur: il est souvent utile d'ouvrir plusieurs + sessions à la fois ou d'exécuter des opérations + sous forme de “pipeline”. + Certaines tâches, comme + compiler un gros programme, engendrent également + de multiples processus (e.g., &man.make.1;, &man.cc.1;, et + autres préprocesseurs). + + + + + memorylocked + + + memorylocked + + restrictions pour les utilisateurs + memorylocked + + C'est la quantité maximale de mémoire + qu'un processus peut avoir demandé de verrouiller en + mémoire principale (e.g., voir &man.mlock.2;). + Certains programmes système critiques, comme + &man.amd.8;, sont verrouillés en mémoire + principale de sorte qu'en cas de dépassement de la + mémoire de pagination, ils ne contribuent pas aux ennuis + du système. + + + + + memoryuse + + + memoryuse + + restrictions pour les utilisateurs + memoryuse + + C'est la quantité maximale de mémoire + qu'un processus peut consommer à un instant donné. + Cela inclus la mémoire principale et celle de pagination. + Ce n'est pas le remède miracle pour restreindre la + consommation de mémoire, mais c'est un bon + début. + + + + + openfiles + + + openfiles + + restrictions pour les utilisateurs + openfiles + + C'est le nombre maximal de fichiers qu'un processus peut + avoir ouvert. Sous FreeBSD, des fichiers sont également + employés pour représenter les sockets et + les canaux IPC, par conséquent faites attention + à ne fixer une valeur trop basse. La limite + générale du système pour cela est + définie par la variable sysctl + kern.maxfiles. + + + + + sbsize + + + sbsize + + restrictions pour les utilisateurs + sbsize + + C'est une limite sur la quantité de + mémoire réseau, et donc de “mbufs”, + qu'un utilisateur peut consommer. Ceci est à + l'origine une réponse à une vielle attaque par + refus de service en créant de nombreuses sockets, mais peut + être généralement employée + pour limiter les communications réseau. + + + + + stacksize + + + stacksize + + restrictions pour les utilisateurs + stacksize + + C'est la taille maximale de la pile d'un processus. + Seule, cela n'est pas suffisant pour limiter la quantité + de mémoire que peut utiliser un programme, par + conséquent, cette limite devra être + utilisée en même temps que d'autres + limitations. + + + + + Il y a quelques éléments + à se rappeler quand on fixe des + limites de ressource. Quelques astuces générales, + suggestions, et commentaires divers: + + + + Les processus lancés au démarrage + du système par /etc/rc + sont assignés à la classe + daemon. + + + + Bien que le fichier /etc/login.conf + qui est fourni avec le système est une bonne source + de valeurs raisonnables pour la plupart des limites, seul + vous, l'administrateur, peut savoir ce qui est approprié + à votre système. Fixer une limite trop haute + peut laisser la porte ouverte aux abus, alors qu'une limite + trop basse peut être un frein à la + productivité. + + + + Les utilisateurs du système X Window (X11) devraient + se voir allouer plus de ressources que les autres + utilisateurs. X11 par lui-même utilise beaucoup de + ressources, mais il encourage également les + utilisateurs à exécuter plus de + programmes simultanément. + + + + Souvenez-vous que de nombreuses limites ne s'appliquent + qu'aux processus individuels, et non pas à l'utilisateur + globalement. Par exemple, paramétrer + openfiles à 50 signifie + que chaque processus que l'utilisateur exécute pourra ouvrir + jusqu'à 50 fichiers. Ainsi, la quantité totale + de fichiers qu'un utilisateur peut ouvrir est la valeur + openfiles multipliée par la valeur + maxproc. Ceci s'applique également + à la consommation de mémoire. + + + + Pour de plus amples informations sur les limites et les + classes d'utilisateur et les capacités en + général, veuillez consulter les pages de manuel + appropriées: &man.cap.mkdb.1;, &man.getrlimit.2;, + &man.login.conf.5;. - Personalizing Users - + Personnaliser des comptes utilisateur + + La localisation est une configuration de l'environnement mise + en place par l'administrateur système ou l'utilisateur pour + adapter l'environnement à différentes + langues, jeux de caractères, normes d'écriture de la + date et de l'heure, et ainsi de suite. Ceci est abordé dans le + chapitre sur la localisation. - Groups - + Groupes + + groupes + + /etc/groups + + + comptes + groupes + + Un groupe est simplement une liste d'utilisateurs. Les + groupes sont identifiés par leur nom et leur GID + (identificateur de groupe). Dans FreeBSD (et la plupart des + systèmes Unix), les deux éléments + que le noyau utilise pour décider si un processus + est autorisé à faire quelque chose sont son ID + utilisateur et la liste des groupes auxquels il appartient. + Différent d'un identificateur utilisateur, un + processus est associé à une liste de groupes. Vous pourrez + entendre des références au “group ID” + d'un utilisateur ou d'un processus; la plupart du temps on veut + parler du premier groupe dans la liste. + + La table d'équivalence nom de groupe et identificateur de + groupe se trouve dans /etc/group. C'est un + fichier texte avec quatre champs délimités par deux points. + Le premier champ est le nom du groupe, le second est le mot de + passe crypté, le troisième est l'ID du groupe, et le + quatrième est + une liste de membres séparés par des virgules. + Ce fichier peut sans risque être édité + à la main (en supposant, bien sûr, que vous ne faites pas + d'erreur de syntaxe!). Pour une description complète de le + syntaxe, voir la page de manuel &man.group.5;. + + Si vous ne voulez pas éditer + /etc/group à la main, vous pouvez + utiliser la commande &man.pw.8; pour ajouter et éditer + des groupes. Par exemple, pour ajouter un groupe appelé + teamtwo et ensuite vérifier qu'il existe + bien vous pouvez utiliser: + + + Ajouter un groupe en utilisant &man.pw.8; + + &prompt.root; pw groupadd teamtwo +&prompt.root; pw groupshow teamtwo +teamtwo:*:1100: + + + Le nombre 1100 ci-dessus est + l'identificateur de groupe pour le groupe + teamtwo. A cet instant + teamtwo n'a aucun membre, et est par + conséquent plutôt inutile. Changeons cela en ajoutant + jru au groupe + teamtwo. + + + Ajouter quelqu'un dans un groupe en utilisant + &man.pw.8; + + &prompt.root; pw groupmod teamtwo jru +&prompt.root; pw groupshow teamtwo +teamtwo:*:1100:jru + + + Le paramètre ajouté à l'option + est une liste, délimitée par des virgules, + d'utilisateurs qui sont membres du groupe. Des sections + précédentes nous savons que le fichier des mots de passe + contient également un groupe pour chaque utilisateur. Le dernier + (utilisateur) est automatiquement ajouté à la + liste des groupes par le système; l'utilisateur + n'apparaîtra pas comme étant membre quand on utilise + l'option avec &man.pw.8;, mais + apparaîtra quand l'information est demandée + par l'intermédiaire de &man.id.1; ou un outil similaire. + En d'autres termes, &man.pw.8; manipule uniquement le fichier + /etc/group, il n'essaiera jamais de lire des + données supplémentaires à partir + du fichier /etc/passwd. + + + Utilisation de &man.id.1; pour déterminer + l'appartenance à un groupe + + &prompt.user; id jru +uid=1001(jru) gid=1001(jru) groups=1001(jru), 1100(teamtwo) + + + Comme vous pouvez le voir, jru est membre + des groupes jru et + teamtwo. + + Pour plus d'information sur &man.pw.8;, voir sa page de + manuel, et pour d'information sur le format de + /etc/group, consultez la page de manuel + &man.group.5;. -